2 A quelques mois d’intervalle, notre pays a commémoré les dix ans des attentats les plus meurtriers qui l’aient jamais frappé : ceux du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis et du 14 juillet 2016 à Nice. Durant ces années, près de 6.000 victimes de ces attentats – des proches endeuillés, des blessés physiques, des victimes de blessures « invisibles », mais bien réelles – ont été accompagnées par les équipes du Fonds – et certaines continuent de l’être. Incarner la solidarité nationale auprès de l’ensemble des victimes du terrorisme, mais aussi de la criminalité de droit commun, ou encore des accidents causés par des conducteurs sans assurance, telle est le rôle des 400 collaborateurs du Fonds de Garantie des Victimes, engagés au quotidien auprès de nos concitoyens frappés par la violence. Rendant hommage à leur action, le Président de la République a souligné, le 14 juillet dernier à Nice, que « derrière chaque dossier, il y a un visage. Auprès de chaque victime, un interlocuteur. Pour chaque parcours de vie et de reconstruction, une réponse adaptée ». En 2025, le Fonds de Garantie a ainsi pris en charge plus de 112 000 victimes au titre de ses diverses missions, avant d’exercer le recours subrogatoire contre les responsables. Si l’activité au titre des accidents causés par des conducteurs non assurés a poursuivi sa décrue, le nombre des victimes d’infractions prises en charge continue de croître fortement, en particulier les victimes de violences sexuelles et de blessures volontaires. En dépit de cette forte activité, le Fonds poursuit sa transformation, avec son nouveau projet d’entreprise, Cap 2028 : Être là, à vos côtés. Grâce au soutien des présidents des deux conseils d’administration, Patrick Degiovanni et Martine Ract-Madoux, des administrateurs et de l’État, le Fonds renforce sa présence sur le terrain auprès des victimes les plus gravement atteintes, s’attache à mieux les informer en étant plus accessible, tout en les accompagnant davantage sur le chemin de leur reconstruction. Parmi les premières actions engagées, la création d’une équipe dédiée à la prise en charge des victimes d’infractions et d’accidents de la circulation présentant des blessures graves, afin d’accentuer la présence du Fonds à leurs côtés, à l’instar de ce qui est déjà fait pour les victimes d’attentats, et, de manière générale, pour les victimes les plus lourdement atteintes. Je me réjouis aussi de la montée en puissance de l’indemnisation en nature – aménagement du domicile, aide administrative, coaching pour le retour à l’emploi, soutien scolaire ou encore soutien psychologique – qui témoigne du besoin des victimes d’être accompagnées plus concrètement dans leur nouveau projet de vie. Enfin, faciliter l’accès à l’indemnisation se traduit aussi, sur le front numérique, par la refonte de notre site Internet et la création de portails permettant aux victimes de saisir le Fonds et de suivre l’avancée de leur prise en charge sur un espace personnel dédié. L’ÉDITO JULIEN RENCKI Directeur général du Fonds de Garantie des Victimes
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